Samedi, 10 Avril 2010 19:31
Etude d'un texte de l'Ancien Testament - livres historiques
Nous allons voir aujourd'hui avec le chapitre seize du deuxième livre des Chroniques des Rois la fin de la vie du roi Asa. Dans ce chapitre, il est comparable à un chrétien à qui Dieu fait la grâce d'adresser une multitude d'alerte pour qu'il ne s'égare pas.
A la lecture du texte, nous pouvons penser que le roi a échoué. En effet, il a fini sa vie malade parce qu'il s'est confié dans le secourt des hommes plutôt que dans celui de l'Éternel. Mais, nous verrons que tel un soldat gravement blessé sur le front est rapatrié, de même, dans sa grâce, Dieu a rappelé à Lui son serviteur. Dieu a permis que le roi meurt pour qu'il ne gâche pas d'avantage sa vie sur terre.
Jésus a dit à propos de ses brebis :
Mon Père, qui me les (brebis) a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Jean 10 : 29
Jésus nous garanti ici que nul ne peut perdre son salut et parfois, nous verrons qu'Il permet la mort pour que les récompenses des cette personne ne soient pas perdues.
Pour nous, la grâce de Dieu réside dans le fait qu'au travers de la vie du roi Asa, nous avons des éléments pour savoir si notre consécration pour Dieu est chancelante.
Donc, avant d'en arriver à la mort physique, Dieu nous fait la faveur de nous donner beaucoup d'alertes pour que notre zèle pour Lui ne soit pas éteint. Ainsi, si dans les moments de faiblesse nous renouvelons notre consécration, nous partagerons d'avantage la gloire de Jésus-Christ quand Il reviendra.
Que le Seigneur, par sa Parole, nous réveille si nous constatons que nos voies ressemblent à la fin de la vie du roi Asa. Si le Seigneur nous reprend à travers ce billet, ce n'est pas pour nous condamner mais pour nous offrir son pardon et nous restaurer. Alors regardons nos vies ayant pour lunettes la Bible pour voir s'il y a des signes de faiblesse dans notre consécration.
Le roi Asa a connu la paix durant de longues années car il s'était consacré à l'Éternel et il avait invité le peuple à en faire de même.
Mais, ce calme est interrompu par Baescha, roi d'Israël. A priori, cela n'a rien d'étonnant car il est écrit dans le passage parallèle :
Il y eut guerre entre Asa et Baescha, roi d'Israël, pendant toute leur vie. 1 Roi 15 : 16
Est-ce que le roi Asa se rangera en ordre de bataille pour avoir la victoire comme il avait fait auparavant (chapitre 14) ? Non, cette fois-ci, il décide de chercher de l'aide auprès du roi de Syrie.
Certainement que cela fais un petit moment que le roi Asa était déconnecté de Dieu. Personne est un jour entièrement dévoué au Seigneur et le lendemain égaré. Prenons conscience que l'égarement est processus long tel l'érosion d'un rocher par petit court d'eau. Alors, le Seigneur envoie des épreuves pour nous prouver qu'Il a vu l'état de notre cœur.
Dieu n'est pas sournois pour nous attendre au tournant. Mais, quand Il voit que nous faiblissons, Il permet des afflictions pour mettre en évidence la coupure de la communion avec Lui. Mais, Il est toujours pret à nous accueillir, au nom de sa bonté. Notons bien que toute affliction n'est pas forcément dans ce but …
Comment nous voyons que la communion est coupée ?
Nous le voyons à la manière dont nous appréhendons les difficultés qui se présentent : Avons-nous le réflexe de nous confier dans le Seigneur ?
Si la réponse est non, alors prenons garde parce que nous cela signifie que nous sommes sur le point de donner à un autre que Dieu ce qui Lui revient :
Si la réponse est non, n'ayons pas peur de le confesser au Seigneur qui ne demande rien de plus que nous aider à avancer.
Pour demander l'aide d'un roi étranger, le roi Asa a vidé le trésor qui se trouvait dans le temple. Rappelons que c'est lui qui l'avait mis quand son cœur était tout entier à son Sauveur !
Ce triste épisode nous rappelle que si nous plaçons notre espérance en autre chose que Dieu, alors nous le payerons cher. C'est ce lourd tribut qui fait que nous sommes sous l'esclavage d'un étranger.
Comparons cela au don gratuit de Dieu :
Dieu donne gratuitement son secourt à celui qui l'invoque. Une fois sauvé, celui qui était perdu ayant le cœur rempli de joie donne toute sa vie à Dieu. Cela n'est pas un prix a payé mais une offrande volontaire en signe de reconnaissance.
Nous voyons donc doublement la grâce de Dieu qui veut d'une part défendre gratuitement celui qui est dans la détresse ; et d'autre part épargner celui qui est pauvre et indigent de payer un lourd tribut à un maître qui ne peut réellement sauver, comme nous verrons par la suite.
Le plan du roi Asa se déroule comme prévu : Le roi d'Israël est contraint d'abandonner son assaut. De ce fait, le roi Asa profite de la retraite de son ennemi pour s'emparer de ses biens.
A vu humaine, le roi Asa est sorti victorieux de cette bataille mais la suite du texte nous montre tout le contraire. S'il a pensé trouver la paix en faisant reculer Baescha, la guerre viendra de l'intérieur de son propre camp.
Pour le moment, ce qui est important de relever, c'est que les apparentes victoires sans le Seigneur ne sont que de dangereuses illusions :
Une fois de plus, louons le Seigneur d'avoir laissé une trace écrite pour nous rappeler que nous avons sans cesse besoin de Lui en toute chose : Le danger serait de bâtir nos vies sur une base instable.
Et si le Seigneur pointe du doigt une instabilité, c'est n'est pas pour nous condamner mais, c'est pour nous offrir un appui aussi solide qu'un rocher : Jésus-Christ.
Dieu a toujours communiqué par la Parole. C'est le média que Dieu choisi, qu'elle soit prononcée, écrite ou rapportée par un prophète. Le seul moyen pour nous de répondre à la Parole de Dieu est la foi : croire et obéir à ce que nous entendons ou lisons, selon qu'il est écrit :
car nous marchons par la foi et non par la vue 2 Corinthiens 5 : 7
Le propos de Dieu est toujours le même : faire connaître à sa créature qu'elle est trop faible pour se sauver elle-même ; alors Dieu est là pour la sauver.
Aussi, dans sa grâce, Dieu nous confronte à sa Parole quand nous sommes au plus mal. Cette Parole est précise et pointe le problème a sa racine : Le roi Asa a rejeté Dieu.
Personne n'aime être repris, être traité d'insensé mais, ce que les gens aiment encore moins, c'est d'être abandonnés dans leurs folies. C'est pour cela qu'il est écrit :
Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Apocalypse 3 : 19
Lorsque le Seigneur reprend, c'est pour nous appeler à la repentance, c'est-à-dire nous inviter à arrêter notre course qui nous emmène loin de Lui pour faire demie tour vers Celui qui est prompt à pardonner.
Par la bouche du prophète Hanani, Dieu rappelle au roi Asa qu'il a fait tout le contraire de ce qui son Maître avait prévu. Son but était de combattre le roi de Syrie et à cause de son alliance, il lui a échappédes mains.
Rater le but que Dieu avait pour nous est même la définition du péché.
De nos jours, il en va de même. Nos attachements à certaines personnes sont-ils tous dans la volonté de Dieu ? Nous ne sommes pas appelés à combattre physiquement qui que ce soit mais nous sommes appelés à combattre les faux raisonnements selon qu'il est écrit :
Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. 2 Corinthiens 10 : 4
Notre but est donc de démontrer qu'il est insensé d'être contre Dieu dans l'espoir que notre interlocuteur se soumette à celui qui veut le sauver.
Mais si nous montrons trop de connivence, alors notre message n'aura plus de puissance et l'âme de la personne nous échappera.
Parfois, il est difficile de redevenir témoin de Jésus-Christ tant il y a eu de complicité dans le passé. Mais si le Seigneur nous rappelle le bon combat, c'est pour que nous le prions de nous aider dans ce domaine et Il nous fera la grâce de gagner des âmes auprès de qui notre témoignage est disqualifié.
Lorsque Dieu nous confronte à sa Parole alors que nous sommes dans un moment de faiblesse, c'est pour rappeler le caractère de Sa personne.
Hanani rappelle au roi Asa la toute puissance de Dieu lors de son affrontement avec les éthiopiens.
Quand nous nous éloignons d'une personne, notre image de la personne est souvent faussée parce que nous avons figé sa personnalité à nos vagues souvenirs. Il en va de même lorsque nous nous éloignons de Dieu après l'avoir connu : nous mélangeons sa miséricorde avec la culpabilité de notre conscience.
Alors, Dieu nous fait la faveur de nous parler pour nous rappeler qui Il est réellement :
L'Éternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l'iniquité et la rébellion ; mais il ne tient point le coupable pour innocent, et il punit l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération. Nombres 14 : 18
Ce verset est claire : Si nous ne nous humilions pas devant Lui, Il ne tiendra pas le coupable pour innocent. Mais, si nous Lui demandons sincèrement pardon pour nos égarements passés, Il manifestera pleinement sa grâce par la richesse de sa bonté.
Suite à l'écoute de la Parole de Dieu, le roi Asa a deux solutions :
Or, le roi Asa choisi de ne pas se laisser reprendre et continu ses mauvais choix.
L'endurcissement vient toujours après l'écoute et le refus d'obéir à la Parole de Dieu. C'est pour cela d'ailleurs que les gens ne veulent plus entendre parler de Dieu. Ils préfèrent les mensonges du péché plutôt la grâce d'être délivré par la vérité, selon qu'il est écrit :
Car le coeur de ce peuple est devenu insensible ; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur coeur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Matthieu 13 : 15
En effet, ce verset décrit exactement le comportement du roi Asa :
Attention de ne pas être comme les contemporains de Noé ! A un moment donné, la porte de la grâce de Dieu sera fermée.
Le roi Asa ayant rejeté la Parole de Dieu eut les pieds malades.
Cette maladie symbolise le fait que la souffrance est le quotidien de celui qui a connu la Parole de Dieu mais, décide quand même de s'endurcir.
Comment voyons nous qu'il souffre ?
Il fait souffrir ceux qui sont autour de lui.
Dans la vie, nous ne pouvons donner que ce que nous avons reçu. Comme amertume et tristesse sont dans le cœur du roi Asa alors, les seules choses qu'il est capable de donner sont tristesse et amertume.
La Parole de Dieu montre le contenu du cœur du roi Asa : L'irritation. Comme il est roi, il a le pouvoir de donner une réalité à cette irritation : Emprisonner le prophète et maltraiter le peuple.
Pour nous, en général, nous n'avons pas de tels pouvoirs mais nous si nous nous laissons pas reprendre, nous avons la même capacité d'irritation. N'a-t-on jamais penser : « Si j'avais un pistolet ... »
Étant aveuglé, il est difficile de connaître l'état de notre cœur mais il y a un moyen assez objectif de le savoir : regarder ce que nous faisons subir aux autres.
Une fois de plus, si Dieu permet que nous fassions du mal, ce n'est pas parce que nous sommes plus fort que Lui, ni qu'Il ne se soucis pas de ceux qui nous entourent mais, Il nous fait la faveur d'ajouter autant de signaux d'alertes pour que nous prenons la décision de nous humilié afin que la souffrance ne soit plus notre quotidien mais la paix, tels ces deux aveugles qui criaient à Jésus :
Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! Matthieu 9 : 27
Nous aussi, crions au Seigneur pour qu'il ait pitié de notre aveuglement qui amène la souffrance !
La fin du chapitre 16 nous montre la fin de la vie du roi Asa qui ne s'est pas repenti. Jusqu'au bout, il s'est confié dans les hommes.
Nous voyons que même dans sa maladie, il n'a pas voulu remettre son sort entre les mains de Dieu. Comprenons bien que l'erreur n'est pas dans le fait de consulter un médecin mais, l'erreur est de ne pas consulter Dieu en premier.
Dans son rejet de Dieu, sa vie a été écourtée. Nous voyons bien que la mort est le salaire du péché.
Avec le roi Asa, nous voyons que cela a commencé par la mort de sa consécration. En effet, notons que les pieds représentent le zèle. Ensuite, la mort s'est répandue autour de lui pour atteindre sa mort physique.
Pour autant, au vu de la Parole, son âme ne connaîtra pas la mort éternelle. En effet, deux versets dans ce sens :
… le coeur d'Asa fût en entier à l'Éternel pendant toute sa vie. 1 Roi 15 : 14
Nous voyons dans ce verset que le roi Asa a connu un moment de faiblesse, mais au regard de Dieu, son âme appartenait à son créateur.
De plus, le roi a été enterré dans la cité de David avec beaucoup d'honneur. Cela sous-entend qu'il a rejoint le Dieu de son père David.
De tout cela, nous pouvons voir que dans sa grâce, Dieu a écourté la vie de son enfant afin qu'il ne fasse pas encore plus de mal.
En effet, dans notre faiblesse, parfois nos bonnes intentions ne suffisent pas et nous nous épuisons ici bas. Alors Dieu nous rappelle à Lui pour que nous trouvions le repos éternel.
Mais, avant d'en arriver là, notons le nombre considérable d'alertes que Dieu nous envoi pour que nous renouvelons notre zèle pour Lui.
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