1. Le faux frère Ananias

La difficulté dans ce passage est de savoir si Ananias était sauvé ou non. Ananias était-il un vrai chrétien?
  • Est-ce qu'à un moment dans sa vie il a eu une aversion pour ses péchés passés?
  • Est-ce qu'il a réellement cru et accepté que Jésus-Christ est mort pour lui?
  • Est-ce qu'il a décidé de consacrer sa vie à son Seigneur et Sauveur Jésus-Christ?
Il n'est pas facile de répondre à la question car par son comportement, une personne peut tromper les hommes :
  • Ils assistent à toutes les réunions.
  • Ils savent se comporter comme les chrétiens.
  • Ils savent parler comme les chrétiens.
  • Ils savent même faire de belles prières.
Mais la Bible nous dit: tout bon arbre porte de bons fruits,
mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.
(Matthieu 7 : 17)

Que voyons-nous comme fruits dans la vie de cet homme? Son cœur était rempli par Satan bien qu’il était membre de l’église.
Ajoutons tout de suite que si la Bible ne nous l'avait pas dit, aucun homme n'aurait pu l'affirmer.
Dieu seul connaît les coeurs.

Que signifie le cœur rempli par Satan?
De ce qu'on lit, on peut dire :
  • Il méprise la puissance de Dieu (croire que Dieu est aveugle)
  • Il méprise l’Église c'est-à-dire les frères et sœurs (mentir)
Ce cas est unique dans la bible. Dieu ne foudroie pas tous les menteurs dans les Eglises!
C’est un châtiment exemplaire. Par cet exemple Dieu montre :
  • Qu'un vrai chrétien n'a rien à faire avec le péché.
  • Que Dieu hait le péché.
Ananias n'était donc pas un vrai chrétien car un vrai chrétien peut tomber mais un vrai chrétien se serait repenti sur le champs.

2. Les faux frères dans les Eglises

Les Paroles de Jésus-Christ se sont vérifiées dès le début de la naissance de l'Eglise.
En effet, dans la parabole de la bonne semence et de l'ivraie, Jésus prédit que dans l'Eglise, il y aura des faux frères mais qu'au moment du jugement dernier, Dieu reconnaîtra les siens (Matthieu 13 : 24-30).

Les faux frères sont souvent mentionnés dans la Parole.
En 2 Pierre 2 : 17 et Jude 1 : 12, les auteurs respectifs les appellent des « nuée sans eau ».
Il n'y a rien de pire qu'une nuée sans eau, car la nuée annonce la pluie, et on y met toute notre espérance. Mais si cette nuée est sans eau... quelle déception!
De même, certaines personnes semblent prometteuses et par leur charisme, les frères de l'Eglise y mettent leur espérance mais au final, la déception est grande.
Cela nous rappelle que nous devons garder les yeux sur Jésus-Christ et non sur les hommes.

Cette infiltration ne date pas du Nouveau Testament.
Quand Dieu a délivré son peuple des Egyptiens sous la conduite de Moïse, la Bible nous dit qu'il y avait parmi le peuple un ramassis de gens qui était au milieu du peuple.
Ce ramassis était à l'origine des murmures, des convoitises... qui entraîna la chute de certains hébreux. (Nombre 11 : 1-4)

La Bible connaît ce genre de personne et les avertit.
En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde,
par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ,
ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus,
leur dernière condition est pire que la première.
(
2 Pierre 2 : 20)

Le Seigneur appelle donc ceux qui l'ont connu à aller jusqu'au bout avec Lui.
Cela signifie que si on a compris le salut en Jésus-Christ, humilions-nous et repentons-nous devant Dieu pour commencer une nouvelle vie.
Sinon, ça serait comme si on nous offrait un chèque d'un million d'euro et qu'on aille jamais l'encaissé!.

Tant qu'on est vivant, on a le temps de se repentir et il serait dommage de passer à côté d'un si grand salut !

3. Les faux frères générant d'autres faux frères

Et tout le problème est là en fin de compte. Ce n'est pas tant qu'ils mènent une double vie qui est gênant parce qu'ils en rendront compte devant Dieu, mais le vrai problème est qu'ils entraînent ceux qui sont mal affermis.
Toujours dans 2 Pierre 2, les versets 14 et 18 disent que :
Ils ont les yeux pleins d'adultère et insatiables de péché ;
ils amorcent les âmes mal affermies ;
ils ont le coeur exercé à la cupidité ;
ce sont des enfants de malédiction.

Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d'échapper aux hommes qui vivent dans l'égarement

Ils amorcent les âmes mal affermies pas des convoitises de la chair.

Face à cela, les responsables des Eglises doivent se souvenir qu'étymologiquement, dans le mot Eglise, il y a la notion de séparation dans le mot grec.
Ils doivent donc prendre leur responsabilité en excluant ce genre de personne.
Paul dira à Tite, jeune pasteur : Éloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions. (Tite 3 : 10)

Cette séparation est dite d'une autre manière par Paul lorsqu'il dit en parlant d'un homme qui a commis une impudicité telle qu'elle ne se rencontre pas même chez les non-croyants: qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. (2 Corinthiens 5 : 5)
Livré à Satan signifie ici être exclu de l'Eglise avec l'espérance de le revoir revenir repentant si c'est un vrai frère.
En effet, Dieu seul peut condamner définitivement un homme à la perdition éternelle.

D'ailleurs, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul dit que l'Eglise doit s'efforcer de ne pas donner l'avantage à Satan.
Comment? En pardonnant à celui qui a été exclut et faire preuve d'amour envers lui.
Il semblerait que l'exclusion a fait comprendre à cet homme tout le mal qu'il a commis et qu'il s'en est repenti devant Dieu.
C'est pour cela qu'il fallait le réintégrer.

CONCLUSION

Les faux frères doivent donc être exclus, mais les vrais frères repentants, qui ont chuté, doivent être réintégrés.
Avec Ananias, Dieu a donc frappé fort pour le premier péché dans l'Eglise afin que les futurs croyants sachent que l'infiltration dans les Eglises n'est pas que théorique.

Notre part est donc de veiller pour que le Saint-Esprit dirige nos assemblées et non ces faux frères qui exercent une plus ou moins grande influence.

Veiller, c'est aussi aimer. L'amour espère tout (1 corinthiens 13 : 7) et notre part est de guetter chaque jour dans la prière qu'un frère qui s'est éloigné, revienne à son Seigneur Jésus-Christ et de nous tenir prêt à l'accueillir.

Et surtout, prions pour que les dirigeants des Eglises aient du discernement et du courage pour protéger les assemblées que Jésus, le vrai pasteur, leur a confié.