Samedi, 24 Juillet 2010 07:44
Etude d'un texte du Nouveau Testament - les épîtres aux églises
Aujourd'hui, je voudrais vous partager le premier d'une série de trois prédications autours de l'Épître aux Galates. Le thème de ces articles sera : rester attacher à l'Évangile de Christ.
Paul dira :
Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui
vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre
Évangile. Non pas qu'il y ait un autre Évangile, mais il y a des
gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ.
Galates 1 : 6-7
Or, que signifie passer à un autre l'Évangile ?
Dans sa phrase, Paul répond à cette question : C'est avant tout s'éloigner de Jésus-Christ et de Son message, l'Évangile. L'Épître aux Galates prévient que ce qui nous détache de Christ peut être soit un homme soit une religion créée des hommes.
Aujourd'hui, nous allons parcourir les deux premiers chapitres de l'Épître aux Galates et voir le témoignage de Paul. Ce passage dépeint comment il s'est converti à Christ et comment il est attaché à Christ dans sa marche chrétienne.
Que ce soit la conversion ou la sanctification, Paul s'est affranchi des hommes pour rester attacher à Christ Paul est donc un bon exemple parce qu'il n'a pas regardé aux messages hommes pour ces deux démarches mais il s'est laissé conduire par Christ.
Est-ce que cela veut dire que le chrétien doit rester tout seul ? Non, si Christ seul nous sanctifie individuellement, Il veut que nous produisons ensemble des fruits. Mais soyons très lucides : si une personne n'a pas une vie intime avec le Seigneur, elle n'aura pas la capacité à participer à l'œuvre collective.
Ainsi, nous sommes appelés à nous attacher à Jésus-Christ de manière individuelle pour travailler ensemble pour sa gloire.
Avant d'aller plus, loin devons bien définir la notion d'être attaché à Christ : Être attaché à Christ, c'est avant toute chose être attaché à son message, l'Évangile.
Qu'elle est donc le contenu du message de Christ ?
Le message de l'Évangile est rappelé aux versets 3 et 4 :
que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le
Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s'est donné lui-même
pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais,
selon la volonté de notre Dieu et Père
Galates 1 : 3-4
La Bible nous rappelle que notre siècle est mauvais. En quoi est-il mauvais ?
Il est mauvais parce que Satan peut influencer tout ceux qui veulent se rebeller contre Dieu.
La Bible nous apprend qu'à cause de leurs péchés, tous les hommes et femmes sont pervertis et de ce fait, ils se sont rendus esclaves d'un mauvais maître : le diable. Étant sous l'esclavage de ce maître, les hommes partagent son fardeau (être séparé de Dieu) et mais malheureusement, ils partageront aussi sa fin (l'enfer).
La bonne nouvelle de l'Évangile, c'est que chacun d'entre avons la capacité de passer du pays avec son mauvais roi au pays de Christ où règne la grâce et la paix.
Cela ne vient pas des hommes comme il est dit au verset 3, mais de Dieu Lui-même.
Si cela est de la part de Dieu et de son Fils, en opposition à une offre venant des hommes, comprenons toute l'impuissance des hommes à nous extraire de ce mauvais siècle et comprenons tout l'amour et la puissance de Dieu à nous faire passer dans son royaume.
Ainsi toutes choses sont nouvelles pour ceux qui ont cru en Jésus-Christ : Ils partagent le fardeau de Christ (glorifier Dieu) ainsi que sa fin (la vie éternelle). Et tout cela s'est passé sans intervention humaine mais seulement entre un pécheur fatigué de ses pêchés et Jésus-Christ, son sauveur.
Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le
judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l'Église de
Dieu, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup
de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif
pour les traditions de mes pères. Mais, lorsqu'il plut à celui qui
m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa
grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi
les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je
ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi,
mais je partis pour l'Arabie. Puis je revins encore à Damas.
Galates 1 : 13-17
Ce paragraphe expose la conversion de l'apôtre Paul. A sa lecture, nous pouvons voir qu'il y a deux types de personnes qui peuvent s'immiscer entre nous et Christ :
Si un homme, quel qu'il soit, s'immisce entre nous et Christ alors, nous nous éloignerons inévitablement du message de la bonne nouvelle de l'Évangile.
Cette personne qui s'ingère dans notre vie avec Dieu peut être nous-même. Rester attacher au message de l'Évangile demande donc que nous nous soumettons à ce message.
En effet, l'un des pièges est de mettre notre arrière-plan entre nous et Christ. Si tel est le cas, le message de l'Évangile sera alors altéré par notre culture, par les réflexes que nous avions quand nous ne connaissions pas Christ.
Qu'est-ce que nous appelons un arrière-plan :
Paul appelle cela « mettre sa confiance dans la chaire ».
Mais comment considérait-il son propre arrière-plan ?
Il dira aux philippiens :
Moi aussi, cependant, j'aurais sujet de mettre ma confiance en la
chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le
puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race
d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux; quant à la
loi, pharisien; quant au zèle, persécuteur de l'Église;
irréprochable, à l'égard de la justice de la loi. Mais ces choses
qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte,
à cause de Christ.
Philippiens 3 : 4-7
Un arrière plan influence entièrement une personne, tant son corps que ses pensées. Pour l'apôtre Paul, il a regardé comme une perte tout ce qui était un gain dans ce monde.
En effet, un synonyme de venir à Christ est « naître de nouveau » (Jean 3 : 3). De même qu'un nouveau doit tout apprendre, de même un chrétien, jeune dans la foi, doit tout apprendre. Ou plus précisément, il doit désapprendre sa vision des choses, telle que son ancien maître lui avait appris, et il doit apprendre la nouvelle vision des choses, telle que son nouveau maître veut qu'il voit. C'est pour cela qu'un autre synonyme de venir à Christ est « devenir une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5 : 17).
Attention, de ne pas mettre notre ancienne nature entre notre nouvelle nature et Christ. Attention de rester assez humble et soumis à la Bible pour que Dieu fasse son œuvre de transformation.
La Bible appelle ce combat ainsi : se dépouiller de son vieil homme pour revêtir le nouvel homme, selon qu'il est écrit :
Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du
moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est
en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller,
eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les
convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre
intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une
justice et une sainteté que produit la vérité.
Ephésiens 4 : 20-24
Une fois de plus, nous voyons que l'homme nouveau est créé selon Dieu.
Ne croyons pas que ce que nous étions avant la conversion puisse contribuer à nous rapprocher de Dieu. En effet, nous revoyons là la notion qu'en Christ, toutes choses sont nouvelles. Et pour saisir ces nouveautés, nous devons mettre de côté ce qui vient de la chaire et mettre en avant ce qui vient de l'Esprit.
Autrement dit, mettre de côté le message qui vient de nos propres pensées pour mettre en pratique le message qui vient de la Parole de Christ, la Bible.
Il y un deuxième type d'homme qu'on laisse se mettre entre nous et Christ : ce sont les hommes à fort charisme. Dans notre texte, il s'agit de ceux qui furent apôtres avant Paul, c'est-à-dire, les leaders spirituels.
Est-ce à dire que l'Église doit se passer de leaders spirituels ?
Non, car c'est Dieu qui les a institué pour que tous ensemble, nous soyons au même niveau de connaissance par rapport à Christ, selon qu'il est écrit :
Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les
autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs,
pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et
de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous
parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu,
à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,
afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à
tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse
dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la
charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef,
Christ.
Ephésiens 4 : 11-15
Ce qui est important dans ce passage, c'est de comprendre que les leaders spirituels n'ont pas pour vocation d'être au-dessus de la masse populaire, mais qu'ils doivent s'efforcer de transmettre tout ce qu'ils savent de Christ de sorte que l'église arrive à l'unité de la foi et à la connaissance de Jésus.
Quel est le piège ?
Le piège pour le chrétien est de laisser un homme, même s'il a le rang d'apôtre, se glisser entre lui et Christ.
Lui qui était dès le commencement dans les cieux, est venu sur terre afin que toute personne comprenne à quel point Il s'est rendu accessible. Comme dirait l'autre, Jésus n'est pas plus loin qu'une prière.
Paul, quand il s'est converti n'a ni consulté la chaire, ni consulté le sang mais il s'est appuyé directement sur le Seigneur. Cela est conforme à ce qui est écrit :
Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom,
elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont
nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de
l'homme, mais de Dieu.
Jean 1 : 12-13
La conversion d'une personne est impulsée par Dieu et non pas nos parents ou tel ou tel homme, même un apôtre que Dieu a établi.
Il est écrit :
J'allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie. Or,
j'étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ ;
seulement, elles avaient entendu dire : Celui qui autrefois nous
persécutait annonce maintenant la foi qu'il s'efforçait alors de
détruire. Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
Galates 1 : 21-24
Si la conversion et la sanctification s'opère directement entre le racheté et Christ, Christ veut qu'une fois fortifiés, nous travaillons ensemble.
Dans ces versets, nous voyons que Paul était inconnu de visage et aux Eglises de la contrée de Syrie et de Cilicie. Et ce qui est beau dans le corps que Christ a formé, c'est qu'on n'a pas besoin de se connaître pour oeuvrer ensemble.
Le fruit de l'amour en Christ est que les Eglises glorifiaient le Seigneur au sujet de Paul malgré que celui-ci l'ait persécuté. Comme ces églises sont composées de chrétiens qui partagent le fardeau de Christ, il est normal qu'elles ne soient pas aigries à l'encontre de Paul mais comme l'amour de Christ les presse à glorifier Dieu.
Il est écrit :
Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas,
ayant aussi pris Tite avec moi ; et ce fut d'après une révélation que
j'y montai. Je leur exposai l'Évangile que je prêche parmi les
païens, je l'exposai en particulier à ceux qui sont les plus
considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.
Galates 2 : 1-2
C'est d'après une révélation que Paul décida de monter à Jérusalem. Cela sous-entend que ce ne sont pas des hommes qui l'ont conduit à monter à Jérusalem mais le Seigneur. Nous voyons la première fois dans le témoignage de Paul la notion et cela est impulsé par Dieu.
Il est écrit :
Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même
contraint de se faire circoncire. Et cela, à cause des faux frères
qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour
épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l'intention de
nous asservir. Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes
à leurs exigences, afin que la vérité de l'Évangile fût maintenue
parmi vous.
Galates 2 : 3-5
Une autre tache que les chrétiens doivent faire ensemble est de protéger la liberté que nous avons en Christ.
Quelle liberté ?
Libre d'être esclave de Christ et non de la religion créée par les hommes.
La différence, c'est que celui qui esclave de Christ jouira de la vie tandis que celui qui est esclave des systèmes de penser des hommes finira avec la mort, c'est-à-dire, une vie bâtie sur une liste d'interdits et d'obligations.
Notons bien l'utilisation du « nous » au verset 5. Ce n'est pas le travail d'une seule personne de garantir que le massage de Christ est intact, mais de toute l'assemblée.
Ceux qui sont les plus considérés - quels qu'ils aient été jadis, cela
ne m'importe pas : Dieu ne fait point acception de personnes, - ceux
qui sont les plus considérés ne m'imposèrent rien. Au contraire,
voyant que l'Évangile m'avait été confié pour les incirconcis, comme
à Pierre pour les circoncis, - car celui qui a fait de Pierre
l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des païens, -
et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Céphas
et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi
et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions, nous
vers les païens, et eux vers les circoncis. Ils nous recommandèrent
seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin de
faire.
Galates 2 : 6-10
Ici, nous voyons un autre aspect du travail que le Seigneur attend de nous d'un point de vue collectif : Annoncer la Parole.
Mais remarquons l'état d'esprit des ouvriers de Dieu. Dieu donne des rôles spécifiques mais il ne fait acception de personne. Les plus considérés n'ont pas à imposer quoique ce soit, sinon à émettre leur avis. La Bible nous dit bien que si sanction il doit y avoir, c'est l'Eglise qui l'exprime et non pas tel ou tel homme.
Notons que bien Paul soit libre à l'égard des hommes, il se soumet volontairement. L'église est là pour bénir le travail des autres chrétiens, tant que l'église reconnaît que l'oeuvre en question est réellement pour le Seigneur.
Ce que nous devons retenir, c'est que chacun doit se soumettre volontairement les uns aux autres dans le travail pour le Seigneur, selon qu'il est écrit :
rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au
nom de notre Seigneur Jésus Christ, vous soumettant les uns aux
autres dans la crainte de Christ.
Ephésiens 5 : 20-21
Dans ce verset, nous voyons encore que la soumission les uns aux autres est dans le cadre collectif où personne n'est au-dessus de personne.
Nous avons donc vu qu'il est important de rester attacher au message de Christ et ne pas laisser une personne s'interposer entre nous et notre sauveur, mais si cette personne est nous-même.
En effet, Christ seul, à travers sa Parole peut nous convertir et nous sanctifier.
Ce n'est pas pour autant que le chrétien doit rester seul dans la vie, mais il est appelé à travailler pour son divin maître, et pour cela, il doit être en équipe : cette équipe s'appelle l'église.
Dans cette équipe, il n'y a des rôles très variés, mais le seul chef est Christ.
De ce fait, nous devons nous soumettre volontairement les uns aux autres pour porter du fruit ensemble.
Mais dans cet effort collectif, restons attacher au Seigneur.| < Préc | Suivant > |
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